Pierre Lemieux,

député/ Member of Parliament

Glengarry-Prescott-Russell
Pour diffusion immédiate le 27 avril 2006

 

Honorer nos soldats tombés au champ d'honneur

OTTAWA — Cette semaine, le premier ministre Harper et le ministre de la Défense nationale, Gordon O’Connor, ont annoncé la politique du gouvernement à l’égard des honneurs à rendre à nos soldats tombés au champ d'honneur. « Ce fut certainement une décision difficile, une décision qu’aucun gouvernement ne souhaite avoir à prendre », a dit le député Pierre Lemieux, lui-même un ancien combattant ayant été membre des Forces canadiennes pendant 20 ans. « Les Forces ont toujours eu pour politique de mettre les drapeaux en berne immédiatement à quatre endroits. »

M. Lemieux a aussi fait remarquer que le jour du Souvenir, le drapeau de la tour de la Paix est mis en berne en l’honneur de tous les soldats canadiens et que cette tradition ne date pas d’hier, ajoutant : « En 2002, les Libéraux se sont soudainement écartés de cette tradition, mais ils l’ont fait de façon incohérente. Ils n’ont pas établi de protocole officiel, préférant simplement décider dans chaque cas s’il fallait mettre les drapeaux en berne sur la tour de la Paix et les édifices fédéraux. »

Les Libéraux ont maintenu cette politique jusqu’à l’automne de 2005, lorsque les drapeaux n’ont pas été mis en berne après la mort au combat du soldat Braun Woodfield.

Interrogé à ce sujet, M. Lemieux a déclaré : « Le gouvernement des Conservateurs ne fait que rétablir la tradition », ajoutant avec conviction : « Ayant été militaire pendant 20 ans, j’estime que la pratique consistant à mettre les drapeaux en berne témoigne à nos militaires le respect que nos soldats morts au combat méritent. »

La Légion royale canadienne et Cliff Chadderton, président du Conseil national des associations d'anciens combattants du Canada, organisme qui représente 55 groupes d’anciens combattants de tout le Canada, appuient cette politique.

La question demeurera délicate tant que le Canada n’aura pas terminé sa mission en Afghanistan, mais mercredi, le premier ministre a rappelé à tous ce qui a vraiment de l’importance lorsqu’il a dit : « Afin de trouver l’équilibre entre les honneurs publics et le deuil personnel, nous voulons faire en sorte de traiter tous les décès de la même façon et de les signaler par les mêmes honneurs partout au pays. Je propose donc qu’au lieu de se laisser obnubiler par des divergences sur des questions de drapeaux et de cercueils, le Parlement devrait faire savoir unanimement que nous regrettons tous sincèrement les pertes de vies en Afghanistan et que nous admirons ceux qui acceptent de faire le sacrifice de leur vie dans ce pays. »

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