OTTAWA - Le député de
Glengarry-Prescott-Russell, Pierre Lemieux, a réagi à
l'annonce faite par le premier ministre de l'Ontario,
Dalton McGuinty, à l'effet que la province investirait
40 millions de dollars afin de procéder à
l'élargissement de la route 17/174. M. Lemieux s'est dit
très heureux de constater que le gouvernement de
l'Ontario signale finalement son intention d'aller de
l'avant avec ce projet. « C'est une bonne nouvelle
puisqu'il s'agit d'un enjeu très important pour les gens
de la circonscription. Je supporte entièrement
l'élargissement de la route 17/174 puisque cela
améliorera la sécurité, réduira les embouteillages et la
pollution, en plus de promouvoir la croissance
économique dans le comté. Ce dossier est primordial
selon moi mais il fallait que la province en fasse une
priorité. Il semble que ce soit maintenant le cas »,
a-t-il déclaré.
Le député déplore toutefois le fait que la province ait
décidé de faire cavalier seul plutôt que de miser sur
une approche concertée : « Il est décevant de constater
que la démarche est très unilatérale. L'envergure de ce
projet nécessite la participation de plusieurs paliers
gouvernementaux mais la province n'a fait aucun travail
de coordination avant de faire son annonce. D'une part,
le premier ministre annonce des sommes qu'il dit
conditionnelles à la collaboration du fédéral, de la
ville d'Ottawa et des Comtés Unis; d'autre part,
personne ne semble avoir été mis dans le coup.»
En plus de la contribution des gouvernements provincial
et fédéral, le premier ministre McGuinty prévoirait une
contribution de 24 millions de dollars qu'assumeraient
conjointement la municipalité d'Ottawa et les Comtés
Unis de Prescott & Russell. M. Lemieux précise : « À ma
connaissance, la municipalité d'Ottawa et les Comtés
Unis n'ont pas été réellement consultés au préalable. »
Bien que déterminé à participer à l'effort en vue de
trouver une solution aux nombreux problèmes liés à la
sécurité et aux embouteillages dans le secteur, M.
Lemieux a tenu à prévenir l'écueil d'une démarche
précipitée : « Nous nous retrouvons dans une situation
où, sans même qu'une demande formelle ait été adressée,
on demande au fédéral de fournir une contribution
équivalant au tiers des coûts alors même que tous les
partenaires ne sont pas rassemblés. Il reste encore
beaucoup de travail à accomplir. »
M. Lemieux a toutefois réaffirmé sa ferme intention de
poursuivre le travail afin d'arriver à un partenariat
viable en vue de régler une situation qui, dit-il, dure
depuis déjà trop longtemps. « Je travaille très fort sur
ce dossier et j'ai bon espoir que nous serons en mesure
de réunir les conditions propices à un règlement qui
soit à l'avantage de tous nos concitoyens », a conclu M.
Lemieux.

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