OTTAWA
- Le 9 février 2007, les libéraux de Stéphane Dion se
sont joints au NPD et au Bloc Québécois pour rejeter une
motion visant à prolonger de trois ans d’importantes
dispositions prévues dans la Loi antiterroriste. Les
deux dispositions concernant les audiences
d’investigation et les engagements assortis de
conditions (arrestations préventives) représentent des
outils indispensables d’exécution d’une loi d’abord
présentés par les libéraux.
« Quel que soit le gouvernement, sa plus grande
responsabilité est de protéger ses citoyens » a affirmé
Pierre Lemieux, député de Glengarry-Prescott-Russell.
Ajoutant « Notre gouvernement prend très au sérieux
cette responsabilité et est fermement résolu à donner,
aux autorités chargées d’appliquer la loi, les outils
dont elles ont besoin pour assurer notre sécurité
nationale. »
Le Canada n’est pas à l’abri des terroristes. Récemment,
des menaces proférées contre les réserves énergétiques
du Canada par Al-Qaïda ont été rapportées. De même que
l’arrestation de 18 individus qui tentaient d’obtenir
des matières explosives en vue de perpétrer des
attentats dans le sud de l’Ontario
La Loi antiterroriste améliore la capacité du Canada
d’empêcher les terroristes de commettre leurs crimes. La
prolongation de trois ans des dispositions permettra de
s’assurer que la Loi demeure efficace et qu’elle
respecte les droits de la personne qui sont au cœur de
notre système de valeurs.
Selon Pierre Lemieux : « Cette loi a été adoptée par le
gouvernement libéral afin de protéger le pays contre une
véritable menace. Une menace encore présente aujourd’hui.
Pourtant, les libéraux rejettent maintenant leur propre
loi sur la sécurité nationale. Les libéraux sont allés à
l’encontre non seulement d’un projet de loi qu’ils ont
eux mêmes rédigé, mais également des recommandations des
membres de leurs propres sous-comité et Comité permanent
qui appuyaient le renouvellement de ces importants
outils d’exécution de la loi »
Même Anne McLellan, ancienne ministre libérale de la
Sécurité publique, comprend la nécessité de proroger ces
importantes dispositions de la Loi antiterroriste : «
Après les événements du 11 septembre, nous n’aurions pas
cru que nous aurions affaire à des terroristes locaux
[…] En fait, la situation est plus dangereuse et plus
complexe aujourd’hui, et personne n’a jamais abusé de
ces pouvoirs, donc pourquoi voudriez-vous priver les
forces policières de ces outils? » (le 14 février 2007,
Calgary Herald, page A5)
« Le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, rejette la
décision de son propre Cabinet ainsi que les conseils de
ses propres spécialistes en sécurité nationale au sein
du sous-comité, qui ont examiné à fond la Loi
antiterroriste. » affirme Lemieux. « Voilà une
volte-face déconcertante : les libéraux rejettent
maintenant leur propre loi sur la sécurité nationale,
risquant ainsi la sécurité des Canadiens. »

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