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OTTAWA — La semaine dernière, le ministre
de l’Agriculture et de l'Agroalimentaire, Chuck Strahl, est
intervenu à la Chambre pour contrer les attaques du Bloc québécois à l’égard
de la stratégie de négociation appliquée par
le Canada dans le cadre des négociations actuellement en cours à l’Organisation
mondiale du commerce.
Les attaques émanaient de députés du Bloc québécois,
qui affirmaient que le Canada mettait ses industries à offre
réglementée à la merci de l’OMC en dépit
d’une résolution adoptée en novembre 2005 – que
le gouvernement avait ouvertement appuyée – et exhortant
le gouvernement de protéger les secteurs hautement sensibles.
Comme le député Pierre Lemieux l’a expliqué, « le
Canada ne laisse passer aucune occasion de défendre la gestion
de l’offre, comme le prouve sa façon de voter. Le Canada
a toujours farouchement défendu son système de gestion
de l’offre, mais il est seul à le défendre contre
148 pays. Nous avons toujours dit que nous le défendrions jusqu’au
bout, et maintenant nous avons le dos au mur. » M. Lemieux
a ajouté : « Le ministre a toutefois indiqué que
ce faisant, nous sommes peut-être en train de nous isoler lentement
au sein de l’OMC et de nous priver ainsi d’une position
de négociation productive. »
Quand on lui a demandé si le Canada pourrait se retirer de l’OMC,
M. Lemieux a donné l’explication suivante : « Comme
chacun le sait, l’économie du Canada est largement tributaire
de nos exportations. Le Canada est un des premiers exportateurs mondiaux
non seulement de produits agricoles, mais aussi de pièces d’automobiles,
de sources d’énergie et de produits forestiers. Se retirer
de l’OMC aurait des incidences vraiment néfastes sur
les industries de tous ces secteurs. »
Ce à quoi le ministre Strahl a fait écho : « Une
chose est claire, le Canada doit rester à la table des négociations
dans l’intérêt de l’ensemble de notre industrie
agricole – y compris, donc, les secteurs à offre réglementée – et
gérer l’industrie de manière à en accroître
les exportations. »
M. Strahl a ajouté : « Aux négociations,
quand le Canada est seul contre 148 pays, il peut soit abandonner
les discussions, soit se relancer dans la mêlée et se
battre pour protéger ses intérêts. Nous nous battons à l’OMC
pour protéger le système de la gestion de l’offre
et les secteurs qui y sont soumis tout autant que les autres industries
exportatrices. »
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