Pierre Lemieux,

député/ Member of Parliament

Glengarry-Prescott-Russell
Pour diffusion immédiate le 1 juin 2006

Lemieux et Strahl défendent la gestion de l’offre

OTTAWA — La semaine dernière, le ministre de l’Agriculture et de l'Agroalimentaire, Chuck Strahl, est intervenu à la Chambre pour contrer les attaques du Bloc québécois à l’égard de la stratégie de négociation appliquée par le Canada dans le cadre des négociations actuellement en cours à l’Organisation mondiale du commerce.

Les attaques émanaient de députés du Bloc québécois, qui affirmaient que le Canada mettait ses industries à offre réglementée à la merci de l’OMC en dépit d’une résolution adoptée en novembre 2005 – que le gouvernement avait ouvertement appuyée – et exhortant le gouvernement de protéger les secteurs hautement sensibles.

Comme le député Pierre Lemieux l’a expliqué, « le Canada ne laisse passer aucune occasion de défendre la gestion de l’offre, comme le prouve sa façon de voter. Le Canada a toujours farouchement défendu son système de gestion de l’offre, mais il est seul à le défendre contre 148 pays. Nous avons toujours dit que nous le défendrions jusqu’au bout, et maintenant nous avons le dos au mur. » M. Lemieux a ajouté : « Le ministre a toutefois indiqué que ce faisant, nous sommes peut-être en train de nous isoler lentement au sein de l’OMC et de nous priver ainsi d’une position de négociation productive. »

Quand on lui a demandé si le Canada pourrait se retirer de l’OMC, M. Lemieux a donné l’explication suivante : « Comme chacun le sait, l’économie du Canada est largement tributaire de nos exportations. Le Canada est un des premiers exportateurs mondiaux non seulement de produits agricoles, mais aussi de pièces d’automobiles, de sources d’énergie et de produits forestiers. Se retirer de l’OMC aurait des incidences vraiment néfastes sur les industries de tous ces secteurs. »

Ce à quoi le ministre Strahl a fait écho : « Une chose est claire, le Canada doit rester à la table des négociations dans l’intérêt de l’ensemble de notre industrie agricole – y compris, donc, les secteurs à offre réglementée – et gérer l’industrie de manière à en accroître les exportations. »

M. Strahl a ajouté : « Aux négociations, quand le Canada est seul contre 148 pays, il peut soit abandonner les discussions, soit se relancer dans la mêlée et se battre pour protéger ses intérêts. Nous nous battons à l’OMC pour protéger le système de la gestion de l’offre et les secteurs qui y sont soumis tout autant que les autres industries exportatrices. »

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