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OTTAWA
- Le député fédéral Pierre Lemieux revient tout juste d’une visite de 8 jours qu’il est allé faire à nos soldats en Afghanistan la semaine dernière. Il s’est rendu là-bas avec le Comité de la défense en raison des importantes responsabilités qu’il assume à titre de président du Comité spécial sur la mission canadienne en Afghanistan.
M. Lemieux a déclaré : « C’était un honneur pour moi de rencontrer un aussi grand nombre de nos soldats en mission en Afghanistan et de voir de mes yeux le travail important qu’ils font là-bas. » Il a ajouté que puisqu’il a été militaire pendant 20 ans, il savait pertinemment à quel point les conditions dans lesquelles les soldats canadiens travaillent sont difficiles et reconnaissait la fierté qu’ils ressentent afin de surmonter ces difficultés pour remplir leur mission, mais surtout pour stabiliser et reconstruire l’Afghanistan. M. Lemieux a ajouté que les soldats étaient très heureux de savoir que certains députés en poste ont l’expérience de la vie militaire. « Ils savaient que je les comprenais. Et j’ai pu renouer avec beaucoup de mes anciens collègues militaires qui se trouvent actuellement en Afghanistan. »
M. Lemieux est d'abord allé à Kaboul, où il a pu rencontrer le Président Karzaï, le ministre de la Défense de l’Afghanistan, M. Warkad, ainsi que des députés afghans à l’occasion de diverses réunions. Les discussions ont surtout porté sur les initiatives visant à rétablir la sécurité, à livrer l’aide à ses destinataires et à rétablir les principales institutions afghanes, comme le système judiciaire, les corps policiers et l’armée nationale. Pour que l’Afghanistan puisse redevenir un pays autonome, il est crucial de renforcer ces institutions. M. Lemieux a déclaré : « Le Président Karzaï et le gouvernement afghan sont extrêmement reconnaissants au Canada de son engagement à stabiliser et à reconstruire leur pays. Ils reconnaissent ouvertement le rôle clé que nous jouons là-bas et les progrès réalisés jusqu’à maintenant. » Le député a ensuite dîné avec les ambassadeurs et les dirigeants des principaux pays alliés avec lesquels le Canada collabore étroitement à définir leur action à venir en Afghanistan.
M. Lemieux s’est ensuite rendu dans la province de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, pour rencontrer le Commandant canadien, le général Dennis Thompson, un de ses camarades de classe au collège militaire, et les membres de l’équipe provinciale de reconstruction (EPR) canadienne, qui a la responsabilité de tous les projets canadiens de reconstruction dans la province. À ce sujet, il a déclaré : « Il est extrêmement important de voir le travail formidable que fait l’EPR. Elle marque vraiment des points. J’ai été impressionné de voir à quel point nos soldats, nos fonctionnaires des affaires étrangères et du développement international et nos agents de police civils (des agents de la GRC et de la police provinciale travaillent à Kandahar) collaborent étroitement avec les Afghans. » Par exemple, nos agents de police travaillent côte-à-côte avec la police afghane pour lui enseigner les rudiments du maintien de l’ordre et de l’application de la loi. Les soldats canadiens ont réussi à former des unités de l’armée afghane de manière à ce qu’elles puissent planifier et mener elles-mêmes leurs propres opérations contre les talibans avec seulement une aide minimale de l’OTAN.
Les Canadiens travaillent aussi en symbiose avec les dirigeants locaux afghans et les amènent à s’impliquer dans le développement de leurs collectivités en les aidant à élaborer des projets selon leurs propres priorités. M. Lemieux a expliqué que quand les Afghans travaillent aux projets canadiens de reconstruction, ils gagnent un salaire pour nourrir leurs familles, ce qui fait qu’ils ont tous intérêt à protéger ces projets contre les talibans. Lorsqu’ils entendent dire que les talibans préparent une attaque, ils vont eux-mêmes en informer la police et l’armée afghanes, qui ont maintenant suffisamment confiance en elles-mêmes et sont assez compétentes pour intervenir. M. Lemieux croit que « Les efforts du Canada en Afghanistan ne se résument pas à la seule présence militaire, loin de là. La sécurité est d’une importance cruciale, mais il est également important pour nous de redonner aux pays ses institutions afin que la paix, la prospérité et le respect de la loi règnent en Afghanistan. La méthode canadienne consistant à travailler en étroite collaboration avec les Afghans au sein de leurs institutions locales est un modèle exemplaire qui suscite un vif intérêt dans d’autres pays travaillant en Afghanistan. » M. Lemieux a terminé en déclarant : « Nous devons tous être très fiers de ce que nous accomplissons en Afghanistan. »
Nos efforts en Afghanistan ont notamment permis les grandes réalisations suivantes :
- Sept millions d’enfants vont maintenant à l’école et un tiers d’entre eux sont des filles. En 2001, 600 000 enfants seulement, tous des garçons, fréquentaient l’école.
- Quatre-vingts pour cent des Afghans ont maintenant accès à des soins de santé, comparativement à 9 p. 100 seulement en 2004.
- Le revenu annuel des Afghans moyens a doublé.
- 350 000 enfants Afghans ont été immunisés.
- Les taux de mortalités infantiles ont diminué par 22% depuis 2001, ce qui équivaut à 40 000 enfants qui survivent à chaque année.
- Plus de 700 projets d’infrastructure ont été complétés, incluant plus de 1500 puits, 180 kilomètres de voies d’irrigation, 600 ponceaux et des centaines de kilomètres de routes pavées.

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