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OTTAWA— La semaine dernière, le ministre
de la Sécurité publique, Stockwell Day, a annoncé que
le gouvernement conservateur irait de l’avant avec son plan
visant à éliminer le Registre des armes d’épaule. « Voilà un
gouvernement qui tient ses promesses », indique Pierre
Lemieux, député de Glen garry-Prescott-Russell.
Avant cette annonce, la vérificatrice générale
avait présenté un rapport contenant des informations
assez troublantes sur le registre des armes à feu. Madame Fraser
y explique que le ministère de la Justice a omis de comptabiliser
des dépenses supplémentaires engagées en 2002-2003
pour le Centre des armes à feu. Résultat : « Le
Parlement a été mal informé au sujet des coûts
du Centre [...] (et cela) a limité indûment le contrôle
parlementaire des dépenses publiques. »
« Le rapport de la vérificatrice générale
nous a révélé un autre cas de mauvaise gestion
et de dilapidation de fonds publics de la part des libéraux »,
a ajouté M. Lemieux. « Notre gouvernement s’est
engagé à défendre les intérêts des
Canadiens, les agriculteurs en particulier, et c’est exactement
ce qu’il fait. » Voici les mesures prises par le
gouvernement conservateur pour se débarrasser du Registre des
armes d’épaule :
- introduction d’une amnistie d’un an pour protéger
de toute poursuite les propriétaires d’armes à feu
sans restriction, qui étaient titulaires de permis, et
les encourager à se conformer à la loi dans sa
version actuelle;
- transfert de la responsabilité de la Loi sur les armes à feu
et de ses règlements d’application à la Gendarmerie
royale du Canada (GRC), qui prend la relève de l’ancien
Centre des armes à feu Canada;
- réduction de 10 millions de dollars du budget de fonctionnement
annuel du programme;
- mise en œuvre de la dispense et du remboursement des frais
de renouvellement du permis;
- élimination de la vérification physique des armes à feu
sans restriction.
Depuis sa création en 1998, le Registre des armes à feu
est un véritable gouffre financier. Il a coûté jusqu’à présent
plus d’un milliard de dollars aux Canadiens. Le pire, selon
M. Lemieux, c’est qu’en plus des coûts scandaleux
qui y sont rattachés, le Registre punit des citoyens respectueux
des lois sans pour autant empêcher les criminels de se procurer
des armes illégales.
Les fonds prévus pour le Registre des armes d’épaule
serviront plutôt à accroître les effectifs de la
GRC et de la police pour rendre nos rues plus sûres. En outre,
une bonne partie des frais d’enregistrement des armes sera remboursée à la
population. Selon M. Lemieux, il s’agit là d’un
acte de bonne foi de la part du gouvernement.
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