OTTAWA - Le projet de loi
C-22, qui vise à prévenir l’exploitation sexuelle des
jeunes en haussant l’âge du consentement, a été adopté
aux Communes vendredi dernier. Le gouvernement
conservateur qui fait de cette réalisation un élément
majeur de sa lutte contre la criminalité demande au
Sénat, dominé par les libéraux, de l’entériner le plus
rapidement possible.
Ayant lui-même déposé, tout récemment, un projet de loi
d’initiative parlementaire visant à refermer certaines
des failles contenues dans le Code criminel quant aux
crimes reliés à la pornographie juvénile, M. Lemieux
appuie l’initiative du gouvernement conservateur
d’élever l’âge du consentement légal. « Lorsque
certaines dispositions de la loi ne permettent plus de
répondre adéquatement à des réalités aussi graves que
l’exploitation sexuelle des jeunes, il est du devoir du
gouvernement d’apporter les modifications nécessaires.
C’est ce que nous avons fait. » En effet, des
dispositions qui demeuraient pratiquement inchangées
depuis plus d’un siècle fixaient à 14 ans l’âge du
consentement légal.
Tel qu’il a été adopté par la Chambre des communes, le
projet de loi propose de faire passer de 14 à 16 ans
l’âge requis pour consentir à des relations sexuelles. «
Le projet de loi est à la fois équilibré et rigoureux,
son objectif est de mieux protéger nos enfants et je
suis persuadé qu’il y parviendra », a commenté M.
Lemieux, bien connu pour son engagement envers la
famille et les enfants.
Le projet de loi sur l’âge de protection constitue une
mesure importante afin de renforcer nos lois sur la
protection des enfants et faire en sorte que l’âge de
consentement au Canada rejoigne celui en vigueur dans
nombre de pays.

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