M. Pierre Lemieux (secrétaire parlementaire pour les
Langues officielles, PCC):
Monsieur le Président, dans
la mesure où le litige entre la FCFA et le gouvernement
a été pris en délibéré le 26 février par le juge
Martineau de la Cour fédérale, il serait inapproprié de
faire quelque commentaire que ce soit à l'égard de ce
litige.
En outre, la
position du gouvernement au sujet de la poursuite est
clairement élaborée dans ses représentations écrites qui
ont été soumises à la cour.
Le gouvernement
du Canada honorera tous les engagements pris dans le
cadre du Programme de contestation judiciaire jusqu'au
25 septembre 2006 et ce, jusqu'à l'épuisement des
recours disponibles, y compris les appels interjetés
devant la Cour suprême du Canada.
Le gouvernement
a la responsabilité envers la population du Canada
d'établir des priorités et de faire en sorte que chaque
dollar des contribuables soit utilisé de la façon la
plus rationnelle, dans l'intérêt de tous les Canadiens.
L'argent durement gagné par les contribuables doit être
investi dans des programmes susceptibles de donner des
résultats pertinents pour l'ensemble des Canadiens.
Le gouvernement
poursuit des initiatives afin de soutenir la
participation communautaire ainsi que les contributions
individuelles et le respect pour tous. Ce débat est pour
moi l'occasion de mettre en lumière certaines des
initiatives remarquables mises en oeuvre par le
gouvernement.
Par exemple,
grâce au Programme de multiculturalisme de Patrimoine
Canada, le gouvernement fait la promotion de mesures
visant à aider les communautés ethnoculturelles à
relever les défis auxquels elles sont confrontées. Nous
finançons des projets qui reconnaissent la valeur de
notre diversité et qui s'attaquent aux problèmes des
communautés culturelles.
La
reconnaissance des titres de compétence étrangers est
une autre question et un autre défi. L'accès au marché
du travail est un facteur crucial de l'intégration des
communautés ethnoculturelles. Le gouvernement reconnaît
que les personnes détenant des titres de compétence
étrangers se heurtent trop souvent à des portes closes.
Nous nous sommes engagés à faire notre possible pour
aider à ouvrir ces portes pour ceux qui sont ainsi
bloqués.
C'est pourquoi
nous finançons des projets visant à régler les problèmes
d'accès au marché du travail. Les nouveaux Canadiens
auront ainsi la possibilité d'entamer le processus de
qualification et de se mettre à la recherche d'un emploi
où ils pourront mettre à profit leurs talents, leurs
compétences et leur expérience.
La nouvelle
entente sur les marchés du travail consacre 3 milliards
de dollars sur six ans aux investissements dans le
marché du travail qui multiplient les possibilités de
formation pour ceux qui n'y ont pas accès au titre de
l'assurance-emploi. Le gouvernement a également réduit
de moitié le droit de résidence permanente et il a prévu
plus de 300 millions de dollars dans le budget pour de
nouvelles mesures d'accueil des immigrants.
En ce qui
concerne les communautés de langue officielle en milieu
minoritaire, nous avons alloué, dans le budget de 2007,
un financement supplémentaire de 30 millions de dollars
sur deux ans, afin de promouvoir une utilisation accrue
des langues officielles dans la vie quotidienne des
Canadiens vivant dans des communautés de langue
officielle en milieu minoritaire.
Je tiens à
souligner que le chef libéral et tous ses députés ont
voté contre le budget de 2007. Par conséquent, ils ont
aussi voté contre l'investissement de ces 30 millions de
dollars supplémentaires dans les communautés de langue
officielle en milieu minoritaire. Ils devraient avoir
honte.
Nous avons
également réitéré notre engagement envers les langues
officielles dans le budget de 2008 et, ce printemps,
nous nous apprêtons à annoncer la prochaine phase du
plan d'action sur les langues officielles. Encore une
fois, la poignée de députés libéraux qui ont daigné
participer au vote sur le budget de 2008 ont voté
contre, s'opposant par le fait même à la phase suivante
du plan d'action pour les langues officielles. Ils
devraient avoir encore plus honte.
Le gouvernement
a aussi présenté un projet de loi visant à modifier le
Code criminel, le C-13, qui élargit l'accès aux
tribunaux dans l'une ou l'autre des langues officielles
pour les affaires criminelles.
Notre
gouvernement s'est fermement engagé auprès des
communautés minoritaires de langue officielle et dans la
promotion de l'anglais et du français au Canada, et nous
le démontrons par des actions concrètes.
Notre
gouvernement investit également dans des programmes pour
aider les Canadiens handicapés à améliorer leurs
compétences et à participer pleinement à la société.
Du côté des
femmes, notre gouvernement a augmenté le budget du
Programme de promotion de la femme à 20 millions de
dollars cette année — une augmentation de 66 p. 100,
soit le niveau le plus élevé jamais atteint. Et de tous
les projets approuvés lors d'un deuxième appel de
propositions, 47 p. 100 venaient de groupes qui
n'avaient jamais reçu de financement de Condition
féminine Canada auparavant.
Aussi, comme
mentionné dans le budget de 2008, notre gouvernement ira
de l'avant avec l'élaboration d'un plan d'action visant
à faire progresser l'égalité des femmes au Canada grâce,
notamment, à l'amélioration de leurs conditions
économique et sociale et à leur plus grande
participation à la vie démocratique.
Notre
gouvernement se concentre sur deux enjeux qui touchent
directement les femmes vulnérables: la sécurité et la
prospérité économiques; la santé et l'élimination de
toutes formes de violence.
Grâce des
initiatives comme celles-ci, nous renforçons la
situation des Canadiens et nous leur offrons des outils
qui feront une véritable différence dans leur vie
actuelle et dans l'avenir proche. Ce faisant, nous
rendrons notre société plus équitable, ouverte et
prospère pour l'ensemble des Canadiens, sans égard à la
langue, à la religion, à la culture ou à d'autres
caractéristiques identitaires.
Nous devons
faire des choix, souvent difficiles, concernant la
meilleure façon de servir nos concitoyens. Quand notre
gouvernement examine ces choix, les Canadiens peuvent
avoir l'assurance que nos décisions ne sont pas prises à
la légère. Quand il s'agit de dépenser l'argent limité
des contribuables, nous choisissons toujours d'améliorer
la vie des Canadiens.