M. Pierre Lemieux (Glengarry—Prescott—Russell, PCC):
Monsieur le
Président, je partagerai mon temps avec le secrétaire
parlementaire du ministre des Finances. Je me réjouis
de pouvoir participer au débat d’aujourd'hui qui porte
sur une question aussi importante pour les parents et
pour les Canadiens en général.
Je ne doute pas
que la plupart des Canadiens s'entendent sur une chose:
nous devons faire passer nos enfants d'abord. Il n’y a
pas grand-chose d'autre qui soit aussi important que de
veiller à leur donner un bon départ dans la vie.
J'aimerais que
nous prenions tous une minute, cet après-midi, pour
réfléchir à ce qui se passe au Canada. Plus de la moitié
des petits Canadiens de moins de 6 ans se font garder
par quelqu'un d'autre que leurs parents, souvent selon
des arrangements différents d'une famille à l'autre. Les
garderies officielles ne conviennent pas nécessairement
à toutes les familles.
En fait, selon
un récent rapport de Statistique Canada, 15 p. 100
seulement des enfants d'âge préscolaire fréquentent des
garderies. La grande majorité d'entre eux, soit près de
la moitié de tous les enfants de moins de six ans, sont
gardés chez eux par leur mère, leur père, un proche
parent, un voisin ou une voisine. Le rapport en question
illustre clairement tout l'éventail des choix
qu'exercent les familles canadiennes en matière de garde
d'enfants.
Comme je suis
moi-même père de cinq enfants, je sais très bien qu'il
n’existe pas de solution unique susceptible de convenir
à tout le monde, et ce gouvernement le sait aussi. À un
moment donné, quatre de mes enfants avaient moins de six
ans. Eh bien, je peux vous dire que le gouvernement
libéral n'a rien fait pour m'aider ou pour aider
d'autres familles dans la même situation.
En revanche, il
a augmenté nos impôts et s'est mis à insulter les
parents en leur disant que les libéraux savaient mieux
qu’eux ce qu'il fallait faire pour élever leurs enfants.
Quelle arrogance! Au début de semaine, un député libéral
a laissé entendre que, sans le programme de garderies de
son parti, le taux de criminalité augmenterait. C'est
incroyable!
Les parents
canadiens sont les vrais experts en matière de garde
d'enfants. Ils n'ont pas besoin que quelqu’un, et encore
moins le gouvernement, vienne leur dire comment élever
leurs progénitures. Les parents sont les mieux placés
pour décider de l'éducation des enfants, pour les
préparer à réussir dans l'avenir.
Cela dit, ce
gouvernement conservateur est conscient que les parents
ont besoin d'un petit coup de main financier. C'est pour
cela que nous voulons leur permettre d'exercer de
véritables choix en ce qui a trait à la garde de leurs
enfants afin qu'ils puissent choisir la formule
susceptible de répondre au mieux à leurs besoins
particuliers.
Pendant la
campagne électorale, nous avons défendu le droit des
familles de choisir elles-mêmes le type de garde qui
convient à leurs enfants. Car nous voulons donner aux
parents la liberté de choisir ce qui répond le mieux à
leurs besoins.
C'est pourquoi
l'une des premières mesures qu'entreprendra le
gouvernement consistera à donner à tous les parents
d'enfants d'âge préscolaire une prestation universelle
pour enfants. Dès le mois de juillet, les familles
canadiennes recevront 1 200 $ par année pour chaque
enfant de moins de 6 ans.
Tous les parents
recevront la prestation universelle pour enfants, peu
importe le type de garde qu'ils choisissent. Qu'ils
prennent soin de leurs enfants à la maison, qu'ils les
fassent garder par un voisin ou un membre de la famille,
qu'ils les envoient à la garderie ou qu'ils optent pour
une autre solution, ils recevront la prestation.
Nous savons
qu'il existe autant de façons d'élever un enfant qu'il y
a d'enfants. Nous sommes conscients qu'il n'existe pas
deux familles canadiennes qui soient identiques. Ce qui
fonctionne pour l'une peut ne pas fonctionner pour
l'autre. Les parents doivent pouvoir choisir le type de
garde d'enfants qui répond le mieux à leurs besoins. Ils
pourront désormais utiliser cette allocation comme ils
l’entendent pour payer les services de garde. Ils
l’utiliseront à ce qui leur convient le mieux: garderie
privée ou publique, garde par un voisin, une voisine, un
parent ou que sais-je encore.
De nos jours,
nombre de parents travaillent les soirs, les fins de
semaine ou les nuits pour joindre les deux bouts.
D'autres occupent des emplois saisonniers ou exploitent
une micro-entreprise depuis chez eux. Ces parents
doivent pouvoir se prévaloir d'options de garde qui
correspondent aux horaires et aux besoins tout à fait
particuliers de leurs familles.
Les systèmes de
garderie qui fonctionnent bien dans les villes
canadiennes ne fonctionnent pas nécessairement dans les
régions rurales, et vice-versa. Par exemple, dans ma
circonscription, Glengarry—Prescott—Russell, le système
de garderie institutionnalisé des libéraux ne
fonctionnerait pas. Il n'y aurait pas de places en
garderie dans les petites villes comme Embrun, L'Orignal
ou Vankleek Hill.
Les Canadiens
veulent un système qui conviendra à tous les enfants et
à leurs parents, qu'ils vivent dans un grand centre
urbain, une petite ville ou une ferme familiale.
En fait, le Plan
universel pour la garde d'enfants du Canada vise à
redonner le choix aux parents en matière de garde. Nous
voulons leur donner la liberté de choisir les services
qui conviennent le mieux à leurs enfants. La Prestation
universelle pour la garde d'enfants va aider les
familles canadiennes de façon très tangible.
Après s'être
fait parler pendant 13 ans par le gouvernement précédent
de ses grands projets en matière de garderies, les
parents Canadiens se sont retrouvés avec rien de plus
que des promesses creuses. C'est pourquoi les Canadiens
ont voté en faveur d'un nouveau gouvernement qui fait de
la garde d'enfants l'une de ses cinq priorités. Notre
gouvernement respecte ses engagements en mettant en
place le programme de garde d'enfants qu'il a promis.
Nous savons que
de bons investissements font des miracles maintenant et
pour des décennies à venir. Des familles fortes assurent
un bel avenir au Canada. Un des investissements les plus
importants que nous puissions faire en tant que pays,
c'est investir dans nos enfants. Nous offrons des
mesures bien réelles à tous les parents canadiens, des
mesures qui vont leur rendre la vie plus facile et les
aider à faire des choix en matière de garde d'enfants.
Si nous unissons
nos efforts et adoptons ce budget, les parents vont
recevoir leurs premiers chèques en juillet. Pourquoi
voudrait-on refuser cet argent aux parents? Cette
allocation vient s'ajouter aux 13 milliards de dollars
que le gouvernement du Canada investit déjà chaque année
dans les familles et les enfants notamment par
l'entremise de la Prestation fiscale canadienne pour
enfants, du Supplément de la prestation nationale pour
enfants, de la déduction pour frais de garde d'enfants
et du Bon d'études canadien.
Certaines
familles choisiront les garderies. Toutefois, comme la
plupart des Canadiens ne le savent que trop bien, il n'y
a tout simplement pas assez de places dans les garderies
pour les familles qui en ont besoin. Ce manque de places
ne fait qu'augmenter le stress que vivent déjà les
familles d'aujourd'hui. Et c'est là qu'entre en jeu le
deuxième volet du nouveau régime de garde d'enfants du
gouvernement.
Nous allons
mettre en place de nouvelles mesures pour aider les
entreprises et les organismes sans but lucratif à créer
des places en garderie là où on en a le plus besoin. À
cette fin, notre plan prévoit des investissements de 250
millions de dollars par année pour créer 25 000 places
de plus en garderie chaque année dans tout le pays, à
compter de 2007. Ce sont des places qui seront créées et
offertes dans les collectivités où les parents vivent,
travaillent et élèvent leurs enfants. Les services
offerts seront souples et répondront aux besoins des
familles de travailleurs.
La solution
consiste à aider les employeurs et les organisations
communautaires à créer de nouvelles places en garderie
qui sont conformes à la façon dont les familles
canadiennes vivent et travaillent dans leur collectivité
de nos jours. Nous allons collaborer avec les provinces
et les territoires, les entreprises, les collectivités
et les organismes sans but lucratif pour nous assurer du
succès de cette initiative.
Contrairement au
gouvernement précédent dont le bilan a été marqué par la
négligence et l'inertie, notre gouvernement a un plan
bien réel pour soutenir les familles canadiennes. En
fait, le nouveau gouvernement du Canada fait des pieds
et des mains dans les dossiers qui comptent le plus pour
les familles canadiennes et nos enfants.
Le sort de nos
enfants nous tient à coeur.
Au cours de la
dernière campagne électorale, nous nous sommes fermement
engagés à défendre les familles canadiennes.
Défendre les
familles canadiennes, cela veut dire défendre toutes
sortes de familles — qu'elles vivent en milieu urbain ou
rural, qu'elles se composent de deux parents ou d'un
seul, que les parent soient sur le marché du travail ou
restent à la maison.
Il y a trop
longtemps que ceux qui sont au pouvoir font fi des
difficultés auxquelles les parents qui travaillent dur
sont confrontés.
Donnons
aux familles canadiennes qui travaillent dur, les choix
dont elles ont besoin pour élever leurs enfants comme
elles le jugent bon. Donnons un répit aux parents.
Offrons aux familles canadiennes un véritable choix en
matière de garde d'enfants grâce au Plan universel pour
la garde d'enfants du Canada.