M. Pierre Lemieux (Glengarry-Prescott-Russell, PCC):
Monsieur le Président, je
souhaite partager mon temps de parole avec mon collègue
d'Edmonton-Centre.
Je me réjouis
d'avoir l'occasion de parler du projet de loi
C-28, Loi
d'exécution du budget, lequel, comme son nom l'indique,
vise l'exécution de certaines mesures énoncées dans
notre budget de 2006.
Le 23 janvier,
les Canadiens ont voté pour le changement: un changement
de gouvernement et un changement relatif à la
responsabilité et à la gestion financière. Ces
changements sont dans l'intérêt de tous les Canadiens.
Ce changement
représentait un soutien direct envers les cinq priorités
du nouveau gouvernement. Ces priorités ont été énoncées
dans le discours du Trône et dans le budget de 2006,
présenté par le ministre des Finances le 2 mai dernier.
Le 22 juin, le
projet de loi
C-13, la
première loi d'exécution du budget, a reçu la sanction
royale et bon nombre de nos promesses financières ont
été concrétisées. Nous avons notamment réduit la TPS, de
7 à 6 p. 100, et mis en oeuvre une prestation
universelle pour la garde d’enfants de 1 200 $ par année
destinée aux parents d'enfants de moins de six ans.
Nous avons
également instauré d'autres réductions d'impôt, des
réductions sans précédent. Notre premier budget a réduit
les impôts d'un montant incroyable de 20 milliards de
dollars sur deux ans. Oui, 20 milliards de dollars sur
deux ans. Notre budget offrait plus de réductions
d'impôt que les quatre budgets libéraux précédents
combinés.
Les Canadiens
sont très satisfaits de notre budget, et je suis heureux
de dire qu'aucun des partis d'opposition ne s'est élevé
contre notre budget lorsqu'il a été soumis à un vote
final. Ils ont grommelé au début, mais, après avoir
étudié notre budget, ils ont constaté qu'il offrait un
énorme avantage aux Canadiens. Au bout du compte, ils ne
s'y sont pas opposés, de sorte que notre budget reçoit
l'appui des Canadiens et de l'opposition.
Je suis heureux
d'être ici aujourd'hui pour appuyer la seconde Loi
d'exécution du budget, le projet de loi
C-28. Nous
voulons continuer de réduire les impôts des Canadiens
et, ce faisant, leur montrer que nous tenons nos
promesses.
Les mesures
contenues dans le projet de loi
C-28
permettront de réduire les impôts des retraités, des
familles, des étudiants, des usagers du transport en
commun et de tous les travailleurs du Canada. Ces
mesures seront vraiment avantageuses pour les Canadiens,
car elles mettent l'accent sur leurs priorités,
notamment en diminuant les impôts des familles qui
travaillent, en aidant les petites et moyennes
entreprises à atteindre une croissance réelle, et en
assistant les gens de métier, les étudiants, les
familles et les aînés.
Bref, le projet
de loi
C-28 met en
oeuvre notre budget et offre de réelles réductions
d'impôt aux Canadiens. Le gouvernement reconnaît que les
Canadiens paient trop d'impôts. Comme un de mes
collègues l'a signalé précédemment, selon l'Institut
Fraser, alors que le revenu moyen des familles a
augmenté de 1 100 p. 100 depuis 1961, leurs impôts ont
connu une hausse astronomique de 1 600 p. 100, un taux
supérieur à la croissance de leur revenu.
Comme je l'ai
dit, notre nouveau gouvernement considère les Canadiens
avec un respect renouvelé. Nous n'avons qu'à regarder
les mesures contenues dans le projet de loi
C-28 pour
voir exactement comment nous remettons davantage
d'argent aux contribuables qui travaillent fort.
Les Canadiens
qui travaillent constituent la pierre d'assise de la
croissance économique du Canada. Cependant, choisir de
travailler suppose également des coûts supplémentaires,
allant des uniformes et du matériel de sécurité aux
ordinateurs et à diverses fournitures. Pour certains
Canadiens, particulièrement les gagne-petit, ces coûts
supplémentaires peuvent constituer un obstacle à la
participation au marché du travail. Pour d'autres, les
dépenses liées à un emploi représentent un autre facteur
qui les empêche de récolter tous les fruits de leur
labeur.
Pour tenir
compte de cette réalité, le budget de 2006 a instauré le
crédit canadien pour emploi, un nouveau crédit d'impôt
pour dépenses d'emploi à l'intention des employés. Un
crédit sur le revenu d'emploi allant jusqu'à 500 $ est
offert depuis le 1er juillet 2006. Le montant
du revenu d'emploi admissible au crédit sera porté à
1 000 $ à compter du 1er janvier 2007.
En outre, le
budget de 2006 respecte le principe voulant qu'un
système fiscal concurrentiel soit un ingrédient
essentiel d'un milieu propice à la création d'emplois,
tant sur le plan du nombre que de la qualité, et à
l'obtention d'une forte croissance économique. Ce sont
les entreprises, petites et grandes, qui sont les
moteurs de notre économie, les créatrices de richesse,
et elles ne devraient pas avoir à supporter une
fiscalité trop lourde. Les entreprises qui sont les plus
vulnérables aux effets de ce fardeau sont les PME. Elles
créent des emplois et constituent l'épine dorsale de
l'économie du pays.
Dans ma
circonscription,
Glengarry—Prescott—Russell, les PME sont
essentielles. Elles y sont l'épine dorsale de
l'économie: exploitations agricoles, vendeurs
d'équipement agricole, entreprises de fabrication,
industries, pharmacies, épiceries, et ainsi de suite.
Sans les réussites de ces entreprises, les
circonscriptions comme la mienne auraient beaucoup de
mal. Ces entreprises emploient beaucoup de gens parmi
nous. Ce sont les PME qui créent la plupart des emplois
au Canada. Que nous habitions dans une circonscription
urbaine ou une circonscription rurale, nous devons tous
faire appel à des PME pour obtenir des services, et
notre croissance économique future dépendra en grande
partie de leur prospérité.
L'un des moyens
importants faisant appel au système fiscal fédéral du
Canada pour stimuler la croissance des PME est la
diminution du taux d'imposition sur la première tranche
de 300 000 $ de revenu des sociétés canadiennes. Les PME
peuvent ainsi réinvestir une plus grande partie de leurs
recettes pour prendre de l'expansion, ce qui crée des
emplois et favorise la croissance économique au Canada.
Avec l'adoption
du projet de loi
C-28, le
seuil d'imposition pour les PME passera de 300 000 $ à
400 000 $ à compter du 1er janvier 2007. De
plus, le taux d'imposition des PME admissibles passera
de 12 p. 100 à 11,5 p. 100 en 2008, puis à 11 p. 100 en
2009. On prévoit que ces changements vont réduire le
fardeau fiscal des entreprises de 10 millions de dollars
en 2006-2007 et de 80 millions de dollars en 2007-2008.
Et ce n'est pas
tout.
Tous les députés
savent que le Canada fait face à une grave pénurie de
gens de métier: menuisiers, plombiers, électriciens et
cuisiniers, entre autres. Notre gouvernement prend des
mesures visant à encourager la formation d'apprenti et à
aider les apprentis en cours de formation.
En particulier,
nous encouragerons les entreprises à embaucher des
apprentis en créant un nouveau crédit d’impôt à hauteur
maximale de 2 000 $ pour la création d’un emploi
d'apprenti. Nous instaurerons également une nouvelle
subvention aux apprentis de 1 000 $ par année pour les
deux premières années d'un programme Sceau rouge et
d'autres programmes.
Le gouvernement
conservateur investira plus de 500 millions de dollars
au cours des prochaines années pour ces deux mesures,
qui vont profiter à environ 100 000 apprentis.
De plus, nous
aiderons les apprentis et les gens de métier qui ont
besoin d'outils qui coûtent cher pour exercer leur
métier. Notre gouvernement investira 155 millions de
dollars au cours des deux prochaines années dans une
déduction pour le coût des outils, déduction qui
bénéficiera à quelque 700 000 personnes de métier au
Canada.
Pour ce qui est
des aînés, les députés sont assurément d'accord avec moi
pour dire que nombre d'entre eux ne dispose que d'un
maigre revenu fixe pour vivre. Lorsque je parcours ma
circonscription, des aînés me demandent souvent pourquoi
le gouvernement ne prend pas de mesures pour aider ceux
qui ont un revenu fixe. Je suis heureux de leur dire que
c'est précisément ce que nous faisons, nous accordons un
allégement fiscal aux aînés.
Surtout, le
gouvernement fait passer de 1 000 $ à 2 000 $ le montant
sur lequel est calculé le crédit pour revenu de pension.
C'est la première fois depuis 1975 qu'on augmente ce
crédit, qui était de 1 000 $ au départ. Incroyable mais
vrai.
Les aînés ont dû
attendre que notre nouveau gouvernement conservateur
rectifie le tir. Nous savons et nous reconnaissons que
la situation n'est pas facile pour les aînés qui ne
peuvent compter que sur un revenu fixe. Afin d'aider
davantage ceux qui ont épargné en vue de leur retraite,
le budget de 2006 porte à 2 000 $ le montant sur lequel
est calculé le crédit pour revenu de pension admissible,
à compter de 2006 et pour les années d'imposition
ultérieures.
Cette mesure
bénéficiera à près de 2,7 millions de contribuables
touchant un revenu de pension admissible et qui
obtiendront ainsi jusqu'à 155 $ chacun. Qui plus est,
elle rayera environ 85 000 pensionnés du rôle
d'imposition fédéral. Voilà une mesure concrète qui
bénéficie à nos aînés.
Quant aux
familles canadiennes, elles constituent les fondements
mêmes de notre société et elles jouent un rôle essentiel
dans le développement de nos collectivités. C'est pour
cela qu'il faut que nous réduisions le plus possible
leur fardeau fiscal.
Le crédit
d'impôt pour la condition physique des enfants est un
des moyens que nous prenons pour y parvenir. La santé et
la bonne condition physique de nos enfants sont très
importantes. En tant que gouvernement, nous voulons
promouvoir l'activité physique chez les enfants et nous
voulons le faire en soutenant directement les familles.
Les familles et
la condition physique de leurs membres sont importantes
pour nous. Le budget de 2006 prévoit un crédit d'impôt
pour la condition physique des enfants qui prendra effet
le 1er janvier 2007. Pour chaque enfant de
moins de 16 ans, le crédit sera appliqué à hauteur de
500 $ de frais admissibles au titre de programmes
d'activité physique.
Je suis moi-même
père de cinq enfants. Ils font tous de l'activité
physique comme du soccer, du basket-ball ainsi que de la
danse celtique et écossaise. Je suis heureux de dire que
nous avons enfin un gouvernement qui est à l'écoute des
familles, qui travaille avec elles et les aide à faire
face à leurs dépenses réelles. C'est un merveilleux
crédit d'impôt pour les familles. Il favorise et
soutient l'activité physique, et j'espère sincèrement
que les partis de l'opposition l'appuieront.
En dernier lieu,
je voudrais faire ressortir ce que nous faisons pour les
étudiants. Nous croyons que nos étudiants
postsecondaires ont besoin que nous appuyions les durs
efforts qu'ils déploient pour atteindre l'excellence
scolaire. À l'heure actuelle, les bourses d'études de 3
000 $ ou moins accordées aux étudiants postsecondaires
sont libres d'impôt, mais toute bourse au-delà de ce
montant est imposée. Les étudiants pourraient bien se
passer de cet impôt sur leurs bourses d'études. Cet
argent devrait plutôt servir au paiement de leurs
études.
Je suis très
heureux de souligner que le nouveau gouvernement est
conscient des difficultés financières des étudiants et
que nous sommes de leur côté. Nous voulons qu'ils
réussissent dans leurs études et c'est pourquoi nous
allégeons les pressions financières qui s'exercent sur
eux en proposant, dans le projet de loi
C-28
d'exempter de tout impôt leurs bourses d'études