CANADA

Pierre réponds au discours du Trône

l'octobre 2007


M. Pierre Lemieux (secrétaire parlementaire pour les Langues officielles, PCC):

Monsieur le Président, c'est avec un grand plaisir que je me lève ce soir, en cette Chambre des communes, pour appuyer la motion sur l'Adresse en réponse au discours du Trône.

    J'aimerais remercier ma femme Audrey et chacun de mes enfants - mes quatre filles et mon fils - de l'appui qu'ils m'apportent dans le cadre de mes fonctions de député. Je remercie aussi les bonnes gens de Glengarry-Prescott-Russell pour la confiance qu'ils m'ont témoignée. C'est un honneur pour moi de les représenter ici, à la Chambre, ainsi qu'au sein du gouvernement.

    Je félicite la Gouverneure générale de l'éloquence avec laquelle elle a prononcé le discours du Trône et remercie le premier ministre de m'avoir accordé, ainsi qu'à ma circonscription, Glengarry-Prescott-Russell, le grand honneur de répondre au discours.

    Ma première intervention à la Chambre consistait à présenter la motion sur l'Adresse en réponse au premier discours du Trône de notre gouvernement, judicieusement intitulé « Une nouvelle feuille de route ». Quand les Canadiens sont allés aux urnes en janvier il y a un peu moins de deux ans, c'était dans le seul but d'exiger des changements.

    Les hommes et femmes de notre grand pays étaient dégoûtés de tous les scandales, ils en avaient marre du gaspillage de fonds publics et du manque de leadership à la tête du pays, ils étaient démoralisés par le rôle réduit du Canada sur la scène internationale, et c'est pourquoi ils ont décidé que c'en était trop. Ils ont exigé un gouvernement honnête et responsable, des réductions d'impôts, de nouvelles lois pour lutter contre la criminalité, le choix en matière de garde d'enfants, un meilleur accès aux soins de santé et un leader vigoureux qui n'a pas peur de prendre des décisions, autant ici qu'à l'étranger.

    Durant la dernière session parlementaire, nous avons obtenu des résultats concrets sur chacun de ces fronts.

    Le printemps dernier, nous avons présenté un budget qui rétablissait l'équilibre fiscal, avec des dépenses axées sur les résultats et des réductions d'impôt pour les travailleurs canadiens et leurs familles.

    Parmi les faits saillants de notre budget conservateur, mentionnons l'élimination de la pénalité fiscale associée au mariage, le partage du revenu pour les personnes âgées, qui est une excellente initiative, l'augmentation de l'exonération cumulative des gains en capital pour les agriculteurs et les propriétaires de petites entreprises, et la réduction des impôts pour les familles avec des enfants.

    La journée d'affranchissement de l'impôt est la journée où les Canadiens cessent de travailler pour payer leurs impôts et commencent à travailler pour eux et pour leurs familles. Grâce à nos budgets, la journée d'affranchissement de l'impôt est arrivée quatre jours plus tôt cette année, et elle arrivera plus tôt l'an prochain aussi.

    Notre gouvernement a publié récemment une mise à jour sur la santé de l'économie canadienne. Les bonnes nouvelles qu'elle renfermait allaient bien au-delà de nos attentes. En effet, grâce à la saine gestion financière de notre gouvernement, nous avons été en mesure d'annoncer une des plus importantes réductions de la dette de l'histoire, soit 14,2 milliards de dollars, en plus des 13,2 milliards que nous avons remboursés l'an dernier.

    Alors que les libéraux croient que ces économies doivent être gardées dans les coffres de l'État, les conservateurs croient que cet argent doit être remis aux contribuables canadiens qui triment dur. Grâce au remboursement d'impôt garanti de notre gouvernement, c'est exactement ce qui arrivera; les contribuables bénéficieront de réductions de l'impôt sur le revenu des particuliers totalisant 725 millions de dollars.

    Nous sommes peut-être en situation de gouvernement minoritaire puisque les libéraux, les néo-démocrates et les bloquistes détiennent la majorité des sièges, mais les réalisations accomplies depuis le début de la présente législature sont véritablement l'oeuvre des conservateurs: une réduction de la TPS; des allégements fiscaux pour les abonnés du transport en commun, les étudiants, les gens de métier, les personnes âgées; un crédit d'impôt pour la participation des enfants aux activités sportives; des allégements fiscaux pour les familles qui ont des enfants; un programme de garde d'enfants qui vise à donner de l'argent directement aux familles au lieu de financer un système bureaucratique de garderies.

    Un plan national de conservation des terres écosensibles et un régime de réglementation qui, pour la première fois, réduit la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre: voilà d'autres réalisations des conservateurs.

    Des élections à date fixe, des lois plus sévères contre les criminels et un plus grand appui aux victimes: voilà d'autres réalisations des conservateurs.

    Un soutien accru aux anciens combattants, un renforcement de nos forces armées pour mieux défendre notre pays ici même et protéger nos intérêts à l'étranger, une réorientation de la politique étrangère canadienne pour promouvoir la liberté, la démocratie et les droits de la personne; voilà encore d'autres réalisations des conservateurs. Et la liste ne s'arrête pas là.

    Aujourd'hui, par l'intermédiaire de Son Excellence, la Gouverneure générale, notre gouvernement a énoncé les cinq grandes priorités de notre programme à long terme visant l'édification du pays plus fort et plus sûr que les Canadiens méritent.

    À cette fin, au cours de la prochaine session du Parlement, nous nous concentrerons sur les priorités suivantes, à savoir renforcer la souveraineté et la sécurité du Canada, moderniser la fédération et nos institutions démocratiques, exercer un leadership économique efficace pour assurer un avenir prospère, lutter contre le crime et accroître la sécurité de nos collectivités ainsi qu'améliorer l'environnement et la santé des Canadiens.

    Bien que Son Excellence ait expliqué de façon approfondie et claire le programme du gouvernement, j'aimerais attirer l'attention sur quelques aspects en particulier. D'abord et avant tout, je suis enchanté que notre gouvernement continue à fournir aux forces armées l'équipement et la formation dont elles ont besoin pour remplir leur mission. Je me suis engagé quand j'avais 17 ans, et j'ai eu l'honneur de servir notre merveilleux pays pendant 20 ans. Le dévouement, le professionnalisme et le courage des hommes et des femmes des Forces canadiennes sont une source de grande fierté pour les Canadiens dans l'ensemble du pays. Quand je parle à mes anciens collègues militaires, ils me disent constamment qu'ils ne peuvent pas se rappeler quand ils ont eu un meilleur allié à Ottawa.

    Comme le premier ministre l'a dit lui-même à de nombreuses reprises, le Canada est de nouveau dans le coup. Cela est dû en grande partie à nos Forces canadiennes revigorées qui se battent avec fierté et dévouement pour la liberté, la démocratie et le respect des droits de la personne partout dans le monde. Comme je l'ai dit auparavant à la Chambre, notre gouvernement défend les intérêts de nos militaires, hommes et femmes, parce que ces derniers se portent bravement à la défense du Canada tous les jours.

En ce qui concerne la question de la modernisation de notre fédération, ce n'est pas un secret que les relations fédérales-provinciales ont beaucoup souffert sous le gouvernement précédent. Au lieu de travailler de façon constructive avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, le gouvernement a tenté d'imposer sa volonté, ce qui a gravement nui à l'unité nationale.

    Je suis fier de dire que grâce à la politique de fédéralisme ouvert et flexible de notre gouvernement, ce triste chapitre des relations intergouvernementales tire à sa fin.

    Le discours du Trône indique notre intention de renforcer l'unité nationale en imposant des limites officielles au pouvoir fédéral de dépenser. Le dogme rigide et centralisateur du gouvernement précédent sera aboli.

    En tant que Franco-Ontarien et député d'une circonscription où l'on retrouve plus de 60 000 Franco-Ontariens, je suis ravi que le gouvernement réaffirme son soutien à la dualité linguistique au Canada.

    En élaborant une stratégie pour la prochaine phase du Plan d'action pour les langues officielles, nous renforcerons les deux langues officielles et le bilinguisme au Canada, d'un océan à l'autre.

    Je suis le député de la circonscription essentiellement rurale de Glengarry-Prescott-Russell; les agriculteurs constituent un élément clé de l'économie et du mode de vie de ma circonscription. Je rencontre souvent les agriculteurs et je comprends donc bien les problèmes auxquels ils se heurtent. Le gouvernement précédent a fait la sourde oreille à leurs besoins. Maintenant, non seulement le gouvernement d'Ottawa les écoute, mais il produit des résultats concrets.

    Les familles d'agriculteurs du Canada ne sont plus confrontées à un avenir incertain, mais, au contraire, elles reçoivent un appui stable, prévisible et tangible. Voilà notamment les raisons pour lesquelles je suis heureux d'être le comotionnaire de la motion présentée par mon collègue d'Avalon, motion que j'appuie.

    J'exhorte mes collègues de l'opposition à appuyer le discours du Trône dans les prochains jours. Les Canadiens ont été clairs. Ils ne veulent pas d'élection. Ils veulent que nous gouvernions, que nous fassions preuve de leadership et que nous fassions du Canada un pays meilleur pour nous tous. Toutefois, c'est l'opposition qui déterminera si les Canadiens seront appelés à se rendre aux urnes cet automne.

    J'espère sincèrement que les députés de l'opposition respecteront la volonté des Canadiens: nous laisser gouverner au lieu de parader, et aider notre gouvernement à bâtir un Canada plus fort, plus sécuritaire et meilleur, comme le méritent les Canadiens.