M. Pierre Lemieux (Glengarry-Prescott-Russell, PCC)
Monsieur le
Président, encore une fois, j'ai écouté le discours
d'une néo-démocrate et je dois dire que sa position n'a
pas de sens. La députée a parlé du secteur du bois
d'oeuvre de la Colombie-Britannique et des défis qu'il a
dû relever depuis dix ans. Elle a parlé des fermetures
d'usine, des mises à pied, des travailleurs déplacés et
des répercussions que cela a eues sur leurs familles.
Nous savons tout cela et nous sommes d'accord avec elle.
Cependant, je
demande à la députée d'examiner la question d'un point
de vue logique. Tout cela s'est produit parce qu'il n'y
avait pas d'entente sur le bois d'oeuvre. Quels étaient
les problèmes avec lesquels le secteur du bois d'oeuvre
était aux prises? Il était aux prises avec des droits
d'exportation élevés, des frais judiciaires élevés et
des procédures judiciaires vraiment sans fin. Cela s'est
traduit par les conséquences dont a parlé la députée:
fermetures d'usine, mises à pied, travailleurs déplacés,
chômage et difficultés familiales.
Ce qui m'étonne,
c'est que la position du NPD consiste à ne rien changer
et à s'opposer à l'accord sur le bois d'oeuvre, qui
offre la stabilité au marché. C'est ce que les sociétés
forestières voient. Elles voient que l'accord leur
procurera de la stabilité, ce dont l'industrie a besoin.
L'accord
sur le bois d'oeuvre sera en vigueur pendant sept ans et
on peut s'attendre à ce qu'il soit renouvelé pour deux
ans après cela. Il assurera des revenus de 4 milliards
de dollars à l'industrie, ce qui est énorme. Voilà le
genre de stabilité dont a besoin le secteur du bois
d'oeuvre. Lorsque j'ai siégé au comité, c'est ce que
j'ai entendu les sociétés dire. Elles ont besoin de cet
argent pour reconstituer leur capital, pour investir
dans leurs travailleurs et dans leur industrie.