Mr. Pierre Lemieux, député - Débats de la Chambre des communes:  le 27 Septembre 2006, Entente sur le bois d'oeuvre

CANADA

Débats de la Chambre des communes


COMPTE RENDU OFFICIEL (HANSARD) –NUMÉRO 054

 Le mercredi 27 septembre 2006


M. Pierre Lemieux (Glengarry-Prescott-Russell, PCC)

Monsieur le Président, encore une fois, j'ai écouté le discours d'une néo-démocrate et je dois dire que sa position n'a pas de sens. La députée a parlé du secteur du bois d'oeuvre de la Colombie-Britannique et des défis qu'il a dû relever depuis dix ans. Elle a parlé des fermetures d'usine, des mises à pied, des travailleurs déplacés et des répercussions que cela a eues sur leurs familles. Nous savons tout cela et nous sommes d'accord avec elle.

Cependant, je demande à la députée d'examiner la question d'un point de vue logique. Tout cela s'est produit parce qu'il n'y avait pas d'entente sur le bois d'oeuvre. Quels étaient les problèmes avec lesquels le secteur du bois d'oeuvre était aux prises? Il était aux prises avec des droits d'exportation élevés, des frais judiciaires élevés et des procédures judiciaires vraiment sans fin. Cela s'est traduit par les conséquences dont a parlé la députée: fermetures d'usine, mises à pied, travailleurs déplacés, chômage et difficultés familiales.

Ce qui m'étonne, c'est que la position du NPD consiste à ne rien changer et à s'opposer à l'accord sur le bois d'oeuvre, qui offre la stabilité au marché. C'est ce que les sociétés forestières voient. Elles voient que l'accord leur procurera de la stabilité, ce dont l'industrie a besoin.

L'accord sur le bois d'oeuvre sera en vigueur pendant sept ans et on peut s'attendre à ce qu'il soit renouvelé pour deux ans après cela. Il assurera des revenus de 4 milliards de dollars à l'industrie, ce qui est énorme. Voilà le genre de stabilité dont a besoin le secteur du bois d'oeuvre. Lorsque j'ai siégé au comité, c'est ce que j'ai entendu les sociétés dire. Elles ont besoin de cet argent pour reconstituer leur capital, pour investir dans leurs travailleurs et dans leur industrie.
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