le 30 novembre 2009
M. Pierre Lemieux (secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture, PCC):
Monsieur le Président, permettez-moi de préciser d'abord que, sur les questions d'agriculture, notre gouvernement conservateur fait toujours passer les agriculteurs en premier.
Concernant la mention du pays d'origine sur les étiquettes, notre gouvernement tient tête aux États-Unis sur cette mesure législative nuisible. Il conteste officiellement cette loi sur l'identification du pays d'origine devant l'Organisation mondiale du commerce. Grâce à nos efforts, l'organisme chargé du règlement des différends au sein de l'OMC a établi un comité le 19 novembre 2009. Nous avons pris des mesures pour défendre les intérêts des producteurs de boeuf et de porc du Canada, et nous sommes confiants quant au résultat de notre contestation.
La demande de la formation d'un groupe spécial de l'OMC est la plus récente étape du long litige du gouvernement du Canada avec les États-Unis. Au début de décembre 2008, nous avons lancé le processus de règlement des différends à l'OMC en réclamant des consultations officielles avec les États-Unis, montrant ainsi notre détermination à défendre les producteurs canadiens.
Les ministres du Commerce international et de l’Agriculture se sont tous deux activement engagés à contester la loi sur la mention du pays d'origine sur les étiquettes et ont fait part des préoccupations du Canada à leurs homologues des États-Unis à toutes les occasions.
Le premier ministre a aussi fait savoir très clairement aux États-Unis, depuis le début, que nous allions soumettre la question à l'OMC si les éléments discriminatoires de cette loi n'étaient pas abrogés.
Concernant le Comité de l'agriculture, j'ai pris l'initiative, avec l'appui de mes collègues conservateurs, de présenter une motion voulant que le comité se rende aux États-Unis pour y rencontrer des membres du Congrès, des sénateurs et des représentants de l'industrie pour y défendre nos agriculteurs.
Malheureusement, le député de Malpeque et ses acolytes du Parti libéral ne comprennent rien aux préoccupations des agriculteurs du Canada et préféreraient, en réalité, que nous laissions tomber. Bob Russell, un ancien candidat libéral dans Edmonton-St. Albert et libéral de l'année en 2007, a affirmé qu'une mesure de ce genre semblait appropriée de nos jours et que nos producteurs devraient respecter ces exigences. C'est ce que le libéral de l'année a dit en 2007, mais ce n'est pas l'avis du gouvernement conservateur.
Il est temps que les libéraux se rangent du côté des agriculteurs et appuient nos efforts pour obtenir justice face à cette loi exigeant l'identification du pays d'origine.
L'hon. Wayne Easter (Malpeque):
Monsieur le Président, la devise des conservateurs est les agriculteurs d'abord; c'est une vraie farce. Ils les acculent à la faillite. Ça c'est la réalité.
Jusqu'où iront-ils? Les conservateurs citent quelqu'un qui siège à un comité de l'agriculture dans une province et disent ensuite que c'est la position du Parti libéral. La seule chose qui intéresse les conservateurs, c'est la propagande. Peu importe le message, que ce soit la vérité ou non, ils essaient de créer une fausse impression.
Voici les faits à propos des agriculteurs: il y a 861,4 millions de dollars de moins que l'an dernier dans les programmes de protection du revenu agricole; 101 millions de dollars prévus pour les subventions et les contributions en agriculture et en agroalimentaire n'ont pas été alloués; 15 millions de dollars prévus pour l'environnement n'ont pas été alloués; et 13 millions de dollars prévus pour la sécurité n'ont pas été alloués. Comment le secrétaire parlementaire peut-il prétendre qu'il accorde la priorité aux agriculteurs?
Les conservateurs ne font rien de la sorte. Ils trahissent les agriculteurs canadiens. Ils devraient avoir honte.
M. Pierre Lemieux:
Le député devrait avoir honte, monsieur le Président. Il fulmine, mais il ne fait rien pour les agriculteurs. En fait, le député est en grève. Il a déclaré qu'il ne poserait pas de questions sur l'agriculture parce qu'il n'a pas le soutien des dirigeants du secteur agricole. Pourquoi n'a-t-il pas leur soutien? Parce que, dans toutes ses prises de position, il a tort. C'est pour cela qu'ils ne l'appuient pas. Il fait maintenant la grève. Il affirme défendre les agriculteurs, mais il ne pose pas de questions sur le sujet à la période des questions et, en comité, il est très inefficace.
Pour ce qui est de la loi des États-Unis sur le pays d'origine, le gouvernement du Canada comprend que cette loi menace le secteur du bétail au Canada. C'est pourquoi nous l'avons contestée devant l'OMC. Ce geste a été extrêmement bien accueilli par le secteur. Brad Wilderman, de la Canadian Cattlemen's Association a déclaré: « Les effets négatifs de cette loi ne feront qu'augmenter avec le temps et c'est pourquoi nous nous réjouissons [que le gouvernement] ait soumis la question à un groupe de règlement des différends à l'OMC. »