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OTTAWA— Pierre Lemieux, député de Glengarry–Prescott–Russell,
a été choisi par le premier ministre Stephen Harper en personne
pour être l’un des deux seuls députés conservateurs
qui feront partie de l’important comité qui va étudier
les milliers de documents sur les prisonniers afghans. Compte tenu de ses
imposants états de service dans les Forces armées canadiennes,
on s’attend à ce que son expérience procure un éclairage
unique et indispensable pendant le processus d’examen des documents.
« Mes antécédents militaires d’une durée
de 20 ans vont certainement se révéler des plus
précieux dans mon étude de ces documents », a déclaré M. Lemieux. « C’est
un grand honneur de servir au sein de nos forces armées. Je suis
honoré d’avoir été choisi pour être membre
du Comité d’examen. »
Le Comité d’examen des documents sur les prisonniers afghans
résulte d’une décision historique prise par le Président
de la Chambre des communes, Peter Milliken. M. Milliken a jugé,
en mai 2010, que si les députés ont le droit de consulter
des documents sensibles et classifiés sous leur forme originale (en
l’occurrence, des documents concernant les prisonniers afghans), le
gouvernement devait également protéger la sécurité nationale.
Le Comité a été formé lorsque trois partis
fédéraux (les conservateurs, les libéraux et les bloquistes)
sont parvenus à un accord permettant aux députés d’avoir
accès à des documents classifiés sans compromettre
la sécurité nationale. M. Lemieux et ses collègues œuvreront
aussi en liaison étroite avec un groupe indépendant de trois
juristes respectés, d’anciens juges à la Cour suprême
du Canada, Frank Iacobucci et Claire L'Heureux-Dubé, et Donald
Brenner, ancien juge à la Cour suprême de la Colombie-Britannique — qui
ont été choisis pour rendre des décisions sur les informations
pouvant être rendues publiques sans que ne soit compromise la sécurité nationale.
Dans le cadre de l’accord entre les trois partis, M. Lemieux
et les autres députés pourront consulter des documents clés
et déterminer s’ils sont pertinents dans le dossier en cause.
Le groupe de juristes déterminera s’il est possible de rendre
publiques certaines informations et, dans l’affirmative, et fixera
les meilleurs moyens de le faire de manière à ce que ni la
sécurité nationale ni les vies de soldats en Afghanistan ne
soit mises en danger.
« Ce type de comité est assez unique », a
fait observer M. Lemieux. « L’accord que nous avons
conclu avec les partis d’opposition traduit notre volonté d’œuvrer
de concert avec l’opposition de manière ouverte et responsable. »

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